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L’histoire est sans pitié pour les économies qui confondent succès passé et garantie d’avenir

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13.03.2026

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La Suisse aime se présenter comme une économie prospère, innovante et fortement ancrée dans les services. Cette image est juste, mais incomplète. Derrière le tertiaire, l’industrie reste un pilier stratégique de la prospérité et de la souveraineté économique du pays. Elle représente environ un quart du PIB, près de 600 000 emplois et constitue la colonne vertébrale de l’ouverture économique suisse. Chimie-pharma, machines, horlogerie ou technologies médicales: ces branches à haute valeur ajoutée fondent la capacité du pays à créer de la richesse, à innover et à peser dans un environnement international de plus en plus concurrentiel.

Or, ce pilier est aujourd’hui soumis à des tensions inédites. Le contexte géopolitique s’est brutalement durci. Guerres, retour du protectionnisme, subventions massives aux Etats-Unis, en Chine ou en Europe: le «logiciel» de l’économie mondiale a changé. Dans le même temps, le franc suisse n’a cessé de se renforcer. Depuis l’abandon du taux plancher en 2015, il s’est apprécié de plus de 20% face à l’euro. Malgré cela, les entreprises exportatrices ont fait preuve d’une résilience remarquable: entre 2016 et 2023, les exportations industrielles ont progressé de 30%.

Le Temps publie des chroniques, rédigées par des membres de la rédaction ou des personnes extérieures, ainsi que des opinions et tribunes, proposées à des personnalités ou sollicitées par elles. Ces textes reflètent le point de vue de leurs autrices et auteurs. Elles ne représentent nullement la position du média.


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