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La Suisse, pays du «propre en ordre», capitale paradoxale de l’Art Brut

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28.02.2026

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«…la ville de Lausanne fut, en 1945, le point de départ de nos recherches et le noyau des collaborations bénévoles qui firent dans la suite boule de neige, et grâce auxquelles se constituèrent nos collections […] une importante part de celles-ci (Wölfli, Heinrich Anton, Aloïse, le Prisonnier de Bâle, le cabinet du Professeur Ladame et d’autres) nous viennent de Suisse; nous ressentons un sentiment de légitime restitution en les y ramenant», écrit Jean Dubuffet en 1971 lorsqu’il offre à la ville sa Collection de l’Art Brut, dans un texte paru notamment dans la Gazette de Lausanne.

Voilà la Suisse – et Lausanne en particulier – consacrée par son inventeur, capitale de l’art brut. Et c’est un premier paradoxe, que ce pays «propre en ordre» ait donné tant d’artistes à un art qui est celui des marges et des recoins obscurs.

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