Carlo Freccero: «La vérité semble avoir déserté les programmes italiens traditionnels»
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En marge de la votation sur la SSR, quatre regards sur l'audiovisuel public en Europe
En Belgique: Une «réorientation» de l’audiovisuel public qui vise surtout à grignoter son indépendance
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Au Royaume-Uni. Les biais de la BBC ne sont pas ceux que vous croyez
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En Italie. Ci-dessous
En Italie. Ci-dessous
En Allemagne. Pour la presse, l'audioviseul public représente une concurrence déloyale
En Allemagne. Pour la presse, l'audioviseul public représente une concurrence déloyale
Le paradoxe de la télévision italienne d’aujourd’hui tient à l’importance donnée à l’access prime time [la tranche horaire télévisuelle généralement située entre 18h et 20h30, ndlr] sur la véritable première partie de soirée. Les films ou émissions phares du service public ont, eux, été relégués à 22h, comme s’ils étaient des programmes de seconde classe. La locomotive de la télévision actuelle ce sont deux jeux télévisés pour adultes: La Roue de la fortune sur Canale 5 et Affari tuoi sur Rai Uno. La télévision généraliste est ainsi devenue un pur divertissement, abdiquant toute fonction de boussole de l’opinion publique. Les jeux en question réalisent à eux deux plus de 50% de part d’audience, soit à peu près la même proportion que l’abstention lors des dernières élections régionales italiennes. Peut-être n’est-ce pas un hasard.
Une fois sa mission pédagogique disparue avec l’avènement de la TV commerciale dans les années 1980, le service public a continué de survivre en lien avec une autre fonction: l’information, essentielle pour les choix des citoyens dans un contexte démocratique. Mais l’idéal du service public comme instrument d’information a subi au fil du temps deux limitations majeures provenant des gouvernements en place. La première est liée à ce que l’on appelle en Italie l’Editto Bulgaro, «l’édit bulgare», la seconde à la réforme Renzi.
Le Temps publie des chroniques, rédigées par des membres de la rédaction ou des personnes extérieures, ainsi que des opinions et tribunes, proposées à des personnalités ou sollicitées par elles. Ces textes reflètent le point de vue de leurs autrices et auteurs. Elles ne représentent nullement la position du média.
