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La classe moyenne n’existe vraiment plus

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L'Office fédéral de la statistique définit la classe moyenne par un spectre de revenus large (de 4228 à 19 028 francs par mois) qui englobe des réalités radicalement différentes.

L'Office fédéral de la statistique définit la classe moyenne par un spectre de revenus large (de 4228 à 19 028 francs par mois) qui englobe des réalités radicalement différentes.

Ainsi, dans la classe moyenne inférieure, une personne sur dix consacre plus de 40% de son revenu au logement, contre 3,5% dans la classe moyenne supérieure.

Ainsi, dans la classe moyenne inférieure, une personne sur dix consacre plus de 40% de son revenu au logement, contre 3,5% dans la classe moyenne supérieure.

Cette homogénéisation empêche d'élaborer des politiques ciblées et masque les fractures sociales réelles.

Cette homogénéisation empêche d'élaborer des politiques ciblées et masque les fractures sociales réelles.

Avis aux intelligences humaines amatrices de beaux mots: il faut de toute urgence rebaptiser celle que l’on désigne depuis des décennies comme la classe moyenne. La renommer ou plutôt la diviser, en tout cas en deux. Une recommandation que chuchotait d’ailleurs cette semaine entre ses lignes l’Office fédéral de la statistique (OFS) dans ses dernières enquêtes sur le budget des ménages ainsi que sur les revenus et les conditions de vie.

Datées respectivement de 2023 et de 2024, ces données livrent des enseignements qui n’ont probablement pas pris une ride en deux ans, nous apprenant notamment que «les difficultés financières........

© Le Temps