Daniel Riolo : « Platini c’est le romantisme à la Fugain, “un beau roman, une belle histoire” »
Il est la grande gueule du foot, celle qui a popularisé l’opinion dans le journalisme sportif. Daniel Riolo, chroniqueur star de l’After foot (RMC), émission culte qui fête ses 20 ans, dévoile dans ce nouvel épisode du « Panthéon culturel » les œuvres qui ont marqué sa vie.
À l’heure où le Mondial 2026 en Amérique bat son plein, il est bien sûr question de football. Pour lui, les footballeurs sont également des pop stars. Il n’y avait qu’à voir Maradona et Platini, à leur époque.
Mais Daniel Riolo n’est pas seulement passionné par le ballon rond. On lui découvre des références culturelles influencées par sa double culture, française et italienne.
Le Point : Quand vous repensez à votre enfance, quel livre, film ou musique vous revient immédiatement ?
Daniel Riolo : Ce sont plutôt deux atmosphères qui me viennent à l’esprit. Les westerns de La Dernière Séance, l’émission présentée par Eddy Mitchell. On les regardait le mardi soir, avec mon papa, car le lendemain il n’y avait pas école. Si je devais retenir un western culte, je dirais Les Sept Mercenaires, qui a marqué toute une génération, dont la mienne, celle des années 1970. Autre univers, les comédies de Louis de Funès, que l’on regardait en famille.
Ah non, je n’aime pas du tout ce film. Pour moi, de Funès, c’est La Grande Vadrouille, Les Aventures de Rabbi Jacob, Le Corniaud, Le Petit Baigneur…
La première musique ou le premier disque dont vous vous souvenez ?
Mon premier 45 tours était « Born to Be Alive », de Patrick Hernandez. La pochette était verte. J’avais 9 ans, c’était la mode du disco et je dansais dessus.
Un dessin animé, une série ou un univers qui a marqué votre enfance ?
J’étais fasciné par Goldorak, ce sauveur de l’humanité. Petit, j’étais vraiment flippé par la fin du monde. J’ai grandi pendant la guerre froide et l’actualité tournait autour des tensions entre Américains et Russes, et l’on se demandait à l’époque si la Troisième Guerre mondiale n’allait pas éclater. Donc Goldorak avait une certaine résonance : ce héros triste qui a perdu sa famille et sa planète nous disait en filigrane : « ne faites pas comme nous ».
À quoi ressemblait votre chambre d’adolescent ?
Elle était recouverte de posters de foot, principalement de l’équipe de........
