menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

Sportives transgenres : comment la peur remplace le débat sur la biologie de la performance

43 0
01.04.2026

Comment marche un épouvantail ? Comme son nom l’indique, en épouvantant : en faisant le pari que la peur suffise à éloigner ceux que l’on juge nuisibles d’un quelconque champ jugé lucratif.

La technique est primitive, et donc redoutablement efficace. La peur compte parmi les émotions les plus rapides et les plus contagieuses – parce que les plus utiles dans le grand jeu de la survie. Vu qu’elle aide à percevoir un danger, ou à croire qu’on le perçoit, elle nous a déjà fait détaler bien avant que vienne à la raison l’idée d’attraper nos chaussures. Et tout le reste, aussi, suit à toute vitesse : le réflexe, le repli, l’évitement, la panique.

Difficile, dès lors, de s’étonner qu’une large partie de la presse francophone ait choisi d’enrober dans tout ce qui affole le petit monde médiatico-moral – Trump, les ultraconservateurs, les réactionnaires, les transphobes, la « police du genre », le retour des heures sombres – la récente décision du CIO de réserver les compétitions féminines aux seules femmes biologiques.

Un cadeau à Donald Trump

Le........

© Le Point