A-t-on le droit de s’émanciper de l’islam ?
Ce pourrait être l’histoire du bon et du mauvais Arabe. Ou la chronique d’une débâcle qui peine à se déguiser en mansuétude. Dans les deux cas, elle raconterait l’évolution – ou plutôt le racornissement – d’une partie de la gauche occidentale.
Longtemps, celle-ci s’était pensée et posée comme un mouvement d’émancipation : un projet visant à libérer les individus du hasard de la naissance et de ses assignations religieuses, culturelles ou sociales. Ce qui, fondamentalement, supposait qu’on puisse rompre avec sa tradition, contester sa religion, critiquer son milieu.
Aujourd’hui, dans ses déclinaisons les plus lourdement travaillées par la dégénérescence du postmodernisme – on renverra au Triomphe des impostures intellectuelles, de Helen Pluckrose et James Lindsay, pour une autopsie exhaustive –, le principe s’est inversé. L’identité est devenue un destin, on ne s’émancipe plus de son groupe d’origine : réifié, on lui doit fidélité, loyauté,........
