Lycéens, Gilets jaunes, électeurs : la surenchère des peurs
Quand une corporation, de quelque nature qu’elle soit, se manifeste, et manifeste si largement que son mouvement devient un événement critique, le gouvernement en place, de quelque couleur idéologique qu’il soit, a toujours la même frayeur : que ce mouvement attire, coalise, coagule tous les autres mécontentements, jusqu’alors plus contenus.
Ainsi en est-il aujourd’hui. Les manifestations lycéennes s’ajoutent les unes aux autres, draguant chaque fois un peu plus de troupes nouvelles – personnel de l’Éducation nationale, fonction publique, syndicats de salariés… Et pourquoi pas, dès les défilés de ce samedi, Gilets jaunes et agriculteurs avec force tracteurs ?
Les gouvernements ont toujours peur de ces additions de luttes disparates aux revendications propres à chacune. Outre les problèmes d’ordre public dans la rue, comment les gérer, sinon les satisfaire ? Manque de profs, un Parcoursup rejeté, une sécheresse qui affame le cheptel et brûle les récoltes, un diesel au........
