Budget : quel chemin, entre aveugles et illusionnistes ?
Voici donc revenu, avec la rentrée, le mauvais feuilleton du budget, comme si notre débat n’avait rien appris des épisodes 2024 et 2025. En première ligne des aveugles ont longtemps figuré les prêteurs mondiaux. La nouveauté de l’été, c’est que les marchés se sont réveillés face aux montagnes de dette. Les taux longs (à dix ans) ont augmenté aux États-Unis de plus de 0,20 % et plus encore en France, où ils dépassent maintenant 4,1 %, niveau le plus élevé depuis… dix-huit ans.
Mais notre scène publique joue, elle, toujours aveuglément la même pièce : de (multiples) nouvelles idées de dépenses lors des canicules ; encore les mêmes (rares) pistes contre le déficit, comme reconduire la surtaxe d’impôt sur les sociétés (IS) sur les grandes entreprises, désindexer les plus grosses retraites – évidemment oui, mais cela ne suffit pas ; ou encore contourner l’obstacle par une « loi spéciale » de simple reconduction des crédits – évidemment non, l’Inspection des finances venant de confirmer que cela alourdirait le déficit d’au moins 0,5 %.
Il y a aussi les illusionnistes de l’impôt. Ceux qui rêvent de le faire disparaître : d’un côté du spectre politique, par des promesses de baisses qui « s’autofinanceraient........
