Un jour, la condamnation de Kamel Daoud sera la nôtre
Je me souviens d’une soirée d’automne, où l’on était quelques centaines, réunis pour défendre Boualem Sansal, que la dictature algérienne avait emprisonné, et menaçait de laisser mourir dans sa cellule. Kamel Daoud s’était levé, était venu au micro et avait dit ceci : « un jour, la prison de Boualem Sansal sera la nôtre ».
Un ange était passé et dans la salle, on se faisait petits. On savait qu’il avait raison. Celui qui ne défend plus la liberté finira comme ceux qui en ont été privés. Et qu’importe que tout cela ressemble à une farce : ce qui est absurde n’en est pas moins réel.
Un tribunal a donc condamné Kamel Daoud à trois ans de prison........
