Le péage, une très mauvaise idée!
Depuis quelques semaines, l’idée de ramener les péages sur les routes du Québec refait surface. Devant l’état préoccupant de notre réseau routier, certains y voient une solution logique.
Je ne suis pas d’accord.
D’abord, rappelons une chose essentielle : les Québécois sont déjà lourdement taxés. Taxes sur l’essence, immatriculations, impôts sur le revenu... chaque automobiliste contribue déjà largement au financement des infrastructures.
Ainsi, il est inconcevable de demander aux Québec d’en faire davantage.
On paie déjà. Beaucoup trop...
Mieux gérer l’argent actuel
Ensuite, le problème n’est pas tant le manque d’argent que son utilisation. Malgré des milliards investis, le déficit d’entretien des routes a explosé, atteignant plus de 24 milliards de dollars.
Ce constat est troublant. Avant de demander encore plus aux contribuables, ne devrait-on pas d’abord s’assurer que l’argent actuel est mieux géré ?
Ramener les péages reviendrait à imposer une double facturation. On paierait une première fois via les taxes, puis une seconde fois pour utiliser des routes qui devraient déjà être financées collectivement.
C’est difficile à justifier dans un contexte où le coût de la vie ne cesse d’augmenter. Ainsi, pendant que Mark Carney suspend la taxe d’accise et que Christine Fréchette cherche des solutions pour aider les Québécois, il est contre-productif de penser à nouveau au péage.
Notre portefeuille est vide
Il y a aussi une question d’équité. Les péages pénalisent particulièrement les travailleurs qui n’ont pas d’options autres que la voiture, notamment en région. Pour eux, ce n’est pas un choix, c’est une nécessité.
Oui, nos routes sont en mauvais état. Oui, il faut agir. Mais la solution ne peut pas toujours être de piger davantage dans les poches des citoyens.
Le vrai débat devrait porter sur les priorités budgétaires, la gestion des infrastructures et l’efficacité des dépenses publiques.
Avant de remettre des péages sur nos routes, commençons par enlever les barrières qui nuisent à une gestion rigoureuse de nos finances publiques.
