Insultes à une policière: la goutte de trop!
« Pute », « chienne », « sale pute », « si je veux, tu es mon esclave ».
Ce ne sont pas des dérapages sur le coup de la colère. Ce sont des attaques, brutales, dégradantes, dirigées vers une policière en uniforme filmée dans une vidéo devenue virale cette semaine. Une femme qui représente l’autorité. Une femme qui mérite, comme n’importe qui, le respect le plus élémentaire.
Et ce qui sidère, ce n’est pas seulement la violence des propos. C’est l’assurance avec laquelle ils sont prononcés.
Parce que cet individu ne se cache pas. Il recommence. Il filme. Il diffuse. Il affiche sans gêne cette misogynie crasse, comme si elle était devenue banale.
Elle ne l’est pas. Et il ne faut pas qu’elle le devienne.
On apprend que les policiers du SPVM ont peu de leviers pour intervenir concrètement dans ce type de situation. Mais soyons honnêtes : ce n’est pas une simple amende qui changera quoi que ce soit. Ce n’est pas un geste administratif qui va freiner ce type de comportement. Ce qu’il faut, ce sont des conséquences réelles, fermes et exemplaires.
Parce que non, on ne parle pas ainsi à un être humain. Non, on ne parle pas ainsi à une femme. Non, on ne parle pas ainsi à une policière.
Le problème, ce n’est pas seulement cet individu. C’est ce qu’il révèle. Combien d’autres tiennent ce même discours, dans l’ombre, sans caméra, sans diffusion, notamment sur les réseaux sociaux ? Combien pensent pouvoir s’adresser aux femmes de cette manière sans jamais être rattrapés ?
Chaque fois qu’une scène comme celle-ci éclate au grand jour, elle agit comme un rappel brutal : ce phénomène est bien réel, bien présent, et profondément enraciné. Ici, on le reçoit en plein visage en vidéo, mais allez faire un tour sur les réseaux sociaux, les propos ne sont pas plus édifiants.
Les femmes n’ont pas à composer avec ça. Les policières, encore moins.
