La petite, petite, petite 3e voie de la CAQ
Jamais n’a-t-on parlé autant de la troisième voie, que souhaitent incarner les deux prétendants au trône caquiste, Bernard Drainville et Christine Fréchette.
Théoriquement, cette voie a un sens.
Électoralement, elle se situe là où bien des Québécois se trouvent, ni indépendantiste volontaire ni fédéraliste inconditionnel.
Psychologiquement, elle joue sur la corde de l’ambivalence des Québécois.
Le problème, c’est que dans la réalité, la troisième voie est une succession de replis et de renoncements.
Traçons son histoire.
Dès le départ, sous l’ADQ, créée en réaction au rejet du PLQ du rapport Allaire, la troisième voie visait un nouveau partenariat avec le Canada.
Post-1995, elle a pris acte de l’échec du référendum.
Elle s’accommodait du Canada, mais avec une volonté d’élargir........
