Une semaine sans écran: sommes-nous capables?
La semaine de relâche est commencée, et j’ai envie de lancer un défi qui dérange : enfants et parents, tentez une semaine complète sans écran. Pas de télé, pas de tablette, pas de Netflix avant de dormir, pas de réseaux sociaux dès qu’on s’ennuie.
Si j’étais une enfant et que mes parents m’imposaient ça, je crierais à l’injustice. Je dirais qu’ils sont déconnectés, sévères, dépassés.
Et si j’étais maman, je ne suis même pas certaine que j’aurais le courage d’imposer ce défi. Parce que ça voudrait aussi dire me l’imposer à moi-même, accepter d’être loin de mon téléphone et renoncer à une forme de tranquillité.
On est loin des congés de nos grands-parents, où les jeunes étaient obligés d’inventer leurs propres jeux et où jouer dehors suffisait pour passer le temps. Peut-être qu’on devrait leur demander comment ils faisaient, sans Wi-Fi ni notifications constantes.
Des parents très branchés
Les parents d’aujourd’hui ont grandi avec la télé et les jeux vidéo, mais ce n’était pas constant.
Aujourd’hui, les enfants vivent entourés d’écrans, et nous aussi. On consulte notre téléphone au feu rouge, à table, dans le lit, parfois même pendant que des enfants nous parlent. On demande aux jeunes de décrocher, pendant qu’on reste nous-mêmes branchés presque en permanence.
Difficile d’enseigner la modération quand on ne la pratique pas soi-même.
Résister à la facilité
Les écrans nous facilitent la vie. Ils occupent, calment et divertissent rapidement. Mais ils nous volent aussi des moments précieux.
Réduire les écrans, ce n’est pas revenir en arrière. C’est choisir d’être plus présent. Sortir marcher sans destination, jouer plusieurs parties de jeux de société, cuisiner ensemble, lire, bricoler ou simplement jaser sans distraction.
Une semaine sans écran n’est peut-être pas réaliste pour tout le monde. Mais commencer par quelques heures, quelques soirées, et reprendre consciemment le contrôle en famille, ça, c’est déjà un défi qui mérite d’être tenté.
