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La retraite qu’on nous avait promise n’existe plus

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monday

Je lisais l’histoire de Nicole et Danielle dans Le Journal samedi : deux femmes dans la soixantaine deviennent colocataires pour mieux subvenir à leurs besoins et briser la solitude. Un exemple presque réconfortant pour les jeunes comme moi qui ont peur de leur retraite.

J’en ai déjà parlé dans une chronique : je n’ai même pas 30 ans et l’idée de la retraite m’angoisse déjà. Et je réalise que ce n’est pas juste une inquiétude personnelle. On est plusieurs à se dire que, comme bien des personnes âgées au Québec, on devra peut-être continuer de travailler après 70 ans.

Mais de voir deux femmes comme Nicole et Danielle s’épauler, s’adapter, trouver des solutions pour bien vivre malgré tout... ça met un baume.

Ce qu’on pensait... et ce qui s’en vient

Comme beaucoup de gens, pour ma retraite, je me voyais vivre une vie simple : la possibilité d’avoir une maison à moi, de voyager et de gâter mes enfants et petits-enfants. Un rythme doux, une retraite « normale », comme on nous l’a toujours présentée.

Mais aujourd’hui, on ne peut plus s’accrocher à une seule image de ce que devrait être la retraite. Avec les réalités de notre époque, il est peut-être temps de se détacher des modèles qu’on pensait acquis.

Maintenant, l’idée de vivre avec ma meilleure amie dans nos vieux jours ne me semble pas un échec. Elle me semble réaliste. Même rassurante.

Il reste quand même une forme de déception.

Ce n’est pas exactement une victoire de devoir revoir ses plans et ses attentes pour être mieux financièrement et ne pas se sentir seule en vieillissant.

Mais en même temps, Nicole et Danielle, avec leurs visages sereins dans Le Journal samedi matin, m’ont enlevé un poids sur les épaules.

Elles montrent que même si le plan change, il reste encore des façons de bien vivre.


© Le Journal de Montréal