Ne pas cacher l’impasse des coûts pour les aînés
Dans une démocratie, il est normal que les priorités changent au rythme des élections. Mais certaines réalités n’attendent pas les cycles politiques. Le vieillissement de la population en fait partie.
D’ici 2030, près de 350 000 Québécois pourraient avoir besoin d’un soutien à l’autonomie. En 2050, ils seront près d’un demi-million. Cette évolution est connue depuis longtemps. Pourtant, nous continuons surtout de tenter d’y répondre à la pièce par des annonces budgétaires ponctuelles lorsqu’il y a débordement que l’on arrache à d’autres postes budgétaires du « gros » ministère de la Santé.
Ces investissements sont nécessaires, mais ils ne remplacent pas une vision claire pour l’avenir prévisible. Le vieillissement n’est plus seulement un enjeu de santé. Il est devenu un enjeu de gouvernance financière.
La question n’est plus de savoir si les dépenses augmenteront. Elles augmenteront. La véritable question est de savoir si nous voulons continuer à les gérer d’un budget à l’autre ou nous donner enfin........
