Une «annus horribilis» pour les automobilistes et les consommateurs ?
Avec les attaques contre l’oléoduc Est-Ouest de l’Arabie saoudite et la prise de contrôle du détroit de Bab el-Mandeb par les Houthis du Yémen, la principale voie de contournement utilisée par ce grand exportateur mondial d’or noir pour pallier le blocage du détroit d’Ormuz semble à son tour mise en échec.
Résultat, les cours du baril ont commencé la semaine au-dessus des 100 dollars américains.
Car c’est environ 4 à 5 millions de barils par jour de capacité d’acheminement qui sont ainsi perturbés. Et ce, dans un marché qui doit déjà fonctionner depuis sept mois en compensant une secousse majeure des livraisons pétrolières provenant du golfe Persique.
Certes, il existe des possibilités de réacheminement du pétrole saoudien via l’Égypte, mais celles-ci ne constituent pas une solution simple permettant de remplacer normalement les volumes touchés.
Bien peu d’analystes du secteur veulent désormais se risquer à prédire l’évolution des prix pour les prochains mois. Si on leur avait annoncé, en début d’année, que l’économie mondiale devrait, pendant près de sept mois, compenser une perturbation sans précédent des exportations de pétrole du golfe........
