Idées|Malgré la campagne, arrivons en ville Simon Bucci-Wheaton
Le système d’éducation québécois est, depuis très, voire trop longtemps, dans toutes sortes d’états. De droit entre autres, et surtout dans celui que l’on qualifierait de lamentable. Pris entre les mains du gouvernement, qui change selon le parti au pouvoir, laissant ainsi filer entre nos doigts une éducation de qualité pour tous.
Saviez-vous que lors de la prochaine élection, qui aura lieu le 5 octobre, le nouveau gouvernement sera appelé à nommer le ou la 32e ministre de l’Éducation, pour un total de 37 mandats ministériels depuis la création du rapport Parent, créant ainsi le monstre de l’éducation ? Trente-sept mandats en 62 ans, certains ayant été nommés à deux reprises à la tête du ministère, soit un mandat tous les 20 mois, c’est une statistique frappante qui illustre la forte rotation à la tête du ministère de l’Éducation.
Et pourtant, on exige des écoles le contraire, qu’elles offrent stabilité, prévisibilité et continuité aux élèves afin de créer des conditions favorables aux apprentissages. Mais si cette stabilité devait commencer au sommet de la pyramide ? Car à la lumière de ces chiffres et des constats sur le terrain, une chose apparaît évidente : la recette actuelle ne fonctionne pas.
Malgré la campagne actuelle, arrivons en ville, car présentement nous sommes dans le champ. Je suis convaincu, chers décideurs, de votre bonne........
