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La langue qui sauve des vies

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13.08.2026

Il y a des statistiques qui nous interpellent. Et puis, il y a celles qui nous obligent à agir. Une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Université d’Ottawa, de l’Institut du savoir Montfort et de l’Université du Manitoba révèle qu’un francophone vivant à l’extérieur du Québec qui reçoit des soins dans sa langue a un risque de mortalité inférieur de 11 % à celui d’un francophone recevant ses soins en anglais.

Chez les allophones, c’est-à-dire ceux dont la langue principale parlée à la maison n’est ni l’anglais ni le français, cet écart atteint 27 %. En d’autres mots, la langue dans laquelle une personne reçoit ses soins peut littéralement influer sur son espérance de vie.

Cette recherche confirme une réalité que les communautés francophones en situation minoritaire connaissent depuis longtemps : lorsqu’un patient comprend parfaitement son médecin, lorsqu’il peut décrire ses symptômes avec nuance et recevoir des explications dans sa langue, les résultats sont meilleurs : moins d’erreurs de médicaments, moins de visites à l’urgence, moins d’hospitalisations, plus d’adhésion aux traitements, plus de confiance envers le professionnel, une vie plus longue et en meilleure santé.

Pendant trop longtemps, les services en français ont été présentés comme un enjeu culturel ou identitaire. Ils sont aussi un enjeu de santé publique avec une incidence........

© Le Devoir