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La rentrée des adultes, projet financier plus que dépense

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05.09.2026

La rentrée des petits est loin d’être négligeable dans le budget familial. Mais les dépenses qui y sont associées, comme la papeterie et les nouvelles espadrilles, sont généralement considérées par les familles comme des dépenses annuelles récurrentes. Que se passe-t-il lorsque ce sont les parents qui retournent en classe en septembre et que les conséquences financières sont majeures ? Un retour aux études en pleine vie active doit alors être traité non pas comme une dépense pure, mais comme un projet financier, voire un investissement dans son capital humain.

Évaluer les coûts et la rentabilité

En amont du choix du mode de financement d’un projet, l’attention doit être portée, dans un premier temps, à l’établissement des coûts directs et indirects de celui-ci. Trop souvent oubliée, l’analyse de la rentabilité devrait aussi être à la base de toute réflexion préliminaire avant cette importante décision.

Les coûts du projet vont bien au-delà des droits de scolarité et des frais liés à l’achat de livres et de matériel. La perte de revenu temporaire doit aussi être incluse dans le calcul. Par exemple, un emploi à temps partiel rapportant 20 000 $ par année, comparativement à un salaire annuel de 60 000 $, équivaut à un coût de 40 000 $ par année.

S’il est généralement aisé d’estimer la réduction du revenu net et de cibler les dépenses non essentielles pouvant être limitées pendant les études, l’estimation des coûts ne se limite toutefois pas aux variations dans les liquidités........

© Le Devoir