Des revenus de location insuffisants à la retraite
« J’ai 75 ans et j’ai toujours vécu avec les revenus de location de mes immeubles, que je détiens personnellement. Il me semble que mon coût de vie est relativement modeste, mais j’ai malgré tout l’impression depuis deux ou trois ans d’être plus “serrée”, écrit Louisette. Mes immeubles ont été rentabilisés et bien entretenus au fil des années, et je ne peux pas augmenter les loyers davantage. Mais les dépenses d’entretien et les coûts de rénovation explosent. Je tiens à léguer mes immeubles à mes enfants et petits-enfants, mais je crains qu’ils ne vivent les mêmes enjeux de liquidités que moi. »
Ce témoignage illustre parfaitement la définition même de ce que représente l’immobilier : les édifices à revenus que Louisette détient sont des actifs totalement immobilisés et très peu liquides. Il est malheureusement impossible de payer son épicerie avec des morceaux de brique.
Dans ce cas-ci, le défi est aussi amplifié par le fait qu’ils comptent pour la quasi-totalité de ses actifs : la valeur marchande des immeubles en question est de six millions de dollars ; celle de son fonds enregistré de revenu de retraite (FERR) et de son compte d’épargne libre d’impôt (CELI) n’est que de 400 000 $. Une analyse des données disponibles confirme l’impression de notre lectrice : le déficit de caisse est de l’ordre de 15 000 $ par an actuellement.
Gérer les immeubles comme une entreprise
Louisette fait partie de cette génération ayant travaillé d’arrache-pied pour........
