Bruxelles, je t’aime
Permettez-moi, chers lecteurs, d’utiliser cette précieuse tribune pour faire une déclaration d’amour. Oui, j’aime Bruxelles. Et ce, depuis très longtemps.
Tout a commencé, comme pour plusieurs de mes congénères, par les chansons de Jacques Brel, qui ont bercé mon enfance. J’avais même imaginé une chorégraphie sur la chanson Bruxelles, dont je n’ai jamais oublié les paroles « C’était au temps où Bruxelles rêvait / C’était au temps du cinéma muet / C’était au temps où Bruxelles chantait / C’était au temps où Bruxelles bruxellait ».
Quand j’étais petite, j’imaginais Bruxelles comme une ville pétillante qui ressemblait un peu à Paris, mais en moins imposante. Quand plusieurs grandes villes du monde ont pour monument phare une immense tour, telle que la tour Eiffel, l’Empire State Building ou la tour de Pise, la fontaine du Manneken Pis de la capitale belge (dont le nom signifie « petit homme qui pisse ») projette une certaine forme d’humilité phallique rigolote. J’étais gamine et les zizis me faisaient sourire.
Puis, à l’adolescence, je me suis intéressée à la géopolitique. À l’époque, l’Union européenne signait le traité de Maastricht et Bruxelles devenait la plaque tournante de cette nouvelle ère. Je m’imaginais faire des reportages au siège de l’OTAN et au Parlement européen, tendant mon micro à François Mitterrand et à Helmut Kohl.
Ce n’est qu’en 2005 que j’y ai mis les pieds pour la première fois, à l’occasion d’un........
