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Bismillah, c’est les ténèbres!

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20.10.2026

En regardant les images des manifestations qui ont eu lieu un peu partout en France samedi dernier, je n’ai pas pu m’empêcher d’être fière. Ne tombez pas sur moi à bras raccourcis. Je ne parle pas de la casse, je parle du mouvement qui se lève pour que l’éducation soit considérée comme une priorité. Les étudiants des collèges et des lycées les plus négligés par l’éducation française ont su rallier à leur cause d’autres étudiants plus privilégiés, des professeurs, des parents, des élus municipaux, des citoyens et même des pompiers !

Ils ne sont pas les seuls à en avoir ras le bol. Nombreux sont les Français pour qui le coût de la vie est devenu étouffant ; même la classe moyenne n’y arrive plus et descend dans la rue. Le mouvement solidaire a malheureusement été entaché par les casseurs, ces malotrus, pilleurs et autres incendiaires sans vergogne qui ont fait tant de ravages dans leur sillage. Ils n’ont pas seulement cassé du matériel : ils ont littéralement saccagé le message. Résultat : le président Emmanuel Macron n’a parlé que de la casse et il semble n’avoir rien retenu de la cause légitime des manifestations. Il n’a pas non plus remis en doute les manifestations de violence inutile de la part des forces de l’ordre envers les simples manifestants.

Je me souviens d’avoir marché dans les rues de Paris en 1990 pour dénoncer une réforme scolaire que nous trouvions ridicule. J’avais 14 ans, j’étudiais au collège Condorcet, dans le 8e arrondissement, loin des cités et des quartiers chauds. À peine avions-nous commencé à marcher vers la place de la........

© Le Devoir