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Chronique|La faiblesse des transitions politiques Rodolphe Husny

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29.05.2026

Les partis politiques au Québec s’activent pour égrainer les annonces de candidature. Un futur ministrable de la Santé ou de la Justice par-ci, une artiste ou un sportif par-là. Tous les spins sont permis pour créer une manchette en cette période préélectorale.

On saura plus tard de quoi sera faite la brochette de candidats de chaque parti. On analysera le ratio homme-femme, la diversité des profils et des expériences. On verra qui a le meilleur duo ou trio économique. Inévitablement, des candidats mettront leur chef sur la défensive pour des déclarations présentes ou passées.

Cet été, vous verrez les chefs multiplier les barbecues et venir faire leur tour à Saint-Tite avec bottes et chapeau. Ce n’est là que la surface de la précampagne. Car il y a un travail très sérieux qui se fait normalement déjà en coulisses. Cette tâche qui se fait discrètement, en très petit comité, c’est la préparation à la transition gouvernementale.

Si un parti qui aspire au pouvoir en octobre prochain n’a pas déjà mis en place son comité de transition, c’est qu’il n’est pas sérieux. Préparer une transition ne veut pas dire qu’on est arrogant au point d’être certain de gagner, c’est assurer la continuité du pouvoir et être prêt à gouverner dès le jour 1.

Tous les premiers ministres vous diront que la joie de la victoire est de courte durée. La réalité du pouvoir rattrape vite le gagnant : formation du cabinet, traduction de la plateforme électorale en priorités législatives, instructions à la fonction publique, lettres de mandat aux ministres, relations........

© Le Devoir