À Washington de sanctionner le soleil cubain
En janvier 2026, le gouvernement Trump a décidé de resserrer un peu plus l’étau sur Cuba. Par décret présidentiel, Washington s’est donné le pouvoir d’imposer des droits de douane supplémentaires aux produits provenant de tout pays qui vendrait ou fournirait, directement ou indirectement, du pétrole à l’île.
L’objectif n’est guère dissimulé. Washington souhaite pousser le régime cubain dans ses derniers retranchements. Le gouvernement actuel semble juger que la crise économique et énergétique qu’il contribue à aggraver offre enfin l’occasion de provoquer le changement politique que les États-Unis souhaitent à La Havane.
On le sait. Cette stratégie n’a rien de nouveau. Dès les premières années de la révolution cubaine, les sanctions économiques états-uniennes ont été pensées comme un instrument permettant d’accroître les difficultés économiques de l’île et, ultimement, d’exercer une telle pression sur la population que celle-ci finisse par se retourner contre son gouvernement. C’est pourquoi les grandes crises cubaines ont souvent été accompagnées d’un durcissement des sanctions.
Ce fut notamment le cas après l’effondrement de l’Union soviétique, qui entraîna la disparition presque instantanée du principal partenaire commercial et fournisseur énergétique de Cuba. Entre 1989 et 1993, l’économie cubaine s’est contractée d’environ 35 %, ce qui a plongé l’île dans ce que Fidel Castro appela la « période spéciale en temps de paix ».
C’est pourtant au cœur de cette crise que Washington renforça son dispositif de sanctions, notamment avec la........
