Beaucoup de bruit pour bien peu avec le PGIRE
Le Plan de gestion intégrée des ressources énergétiques du Québec (PGIRE), discrètement rendu public le 30 juin, suscitait beaucoup d’attente. On espérait qu’il donnerait enfin des orientations claires et audacieuses à la politique énergétique québécoise. Hélas, le plan se contente de confirmer les orientations actuelles du Québec et sous-estime grandement le potentiel des énergies renouvelables, de la production distribuée et des batteries, entretenant le retard de plus en plus criant du Québec dans ce domaine.
Le plan propose pour l’essentiel la construction massive de barrages hydroélectriques, alors qu’il ne reste plus de rivières majeures à harnacher. Il maintient les filières reposant sur la combustion, comme le gaz naturel renouvelable et la biomasse, qui compliquent l’atteinte de nos objectifs climatiques pour 2050.
Le PGIRE estime que la production d’électricité va passer à 295 térawattheures (TW h) par an d’ici là, soit 100 TW h de plus que la demande actuelle, une hypothèse qui n’est nullement étayée. Pour ce faire, il prévoit l’ajout de 8 gigawattheures (GW) à 12 GW de production hydroélectrique d’ici 2050, soit de cinq à huit fois........
