Aimer la faune, c’est aussi garder ses distances
La récente éclosion de rage au Québec nous a rappelé une consigne bien connue : gardons nos distances avec les animaux sauvages pour nous protéger, ainsi que nos animaux de compagnie. C’est un excellent conseil, non seulement parce qu’ils représentent un danger potentiel pour nous, mais aussi parce que nous risquons, sans le vouloir, de mettre leur bien-être en péril.
La réalité, parfois difficile à accepter, est que notre désir d’interagir avec la faune urbaine peut contribuer à modifier le comportement des animaux sauvages, les rendant moins méfiants, moins en sécurité et, ultimement, plus vulnérables.
La rage est une maladie zoonotique, c’est-à-dire qu’elle peut se transmettre entre les humains et les animaux. Elle se transmet par la salive d’un animal infecté, le plus souvent à la suite d’une morsure. Lorsque nous interagissons physiquement avec des animaux sauvages, nous risquons de provoquer des interactions qui peuvent être dangereuses, tant pour eux que pour nous. Nourrir, toucher, caresser, attirer ou manipuler des animaux sauvages en milieu urbain, particulièrement les ratons laveurs, sont autant de comportements qui peuvent les amener à perdre leur méfiance naturelle envers les humains.
Normalisation dangereuse
S’il vous est arrivé de fréquenter un parc urbain ou un espace vert au Canada, vous avez probablement déjà vu des gens qui nourrissent,........
