Notre identité québécoise ne s’arrête pas aux frontières
Je vous écris aujourd’hui portée par un mélange de profonde fierté, d’immense tristesse et de vive frustration. Je suis une grand-maman québécoise dont la lignée s’enracine ici depuis au moins 11 générations. Mes ancêtres — les Côté (1607), Meunier (1643), Chagnon (1640), Bisaillon (1665), pour ne nommer que mes lignées directes — ont été des pionniers des premières heures au XVIIe siècle. Ils ont défriché la terre, participé aux débuts de Québec et de Montréal et façonné la société francophone qui fait la fierté de notre nation.
Cette identité si riche, vibrante et francophone, je l’ai transmise intacte à mon fils, bien qu’il soit né à l’étranger de père étranger. Il a grandi bercé........
