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PSPP et la question nationale, un échec annoncé

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19.08.2026

En proclamant son intention de ne pas tenir de référendum avant la fin du mandat de Donald Trump, le chef péquiste ne fait que confirmer un geste prévisible depuis longtemps. Si cette promesse est susceptible de lui rapporter quelques votes supplémentaires aux élections d’octobre prochain, on peut en revanche douter que l’appui à l’indépendance progresse au sein de l’électorat.

La fin de Trump ne saurait se confondre avec celle du trumpisme ou avec la tendance à l’élévation des barrières tarifaires, une tendance lourde aux États-Unis ayant commencé bien avant son élection. Avec la crise du système international qui s’amplifie, il serait hasardeux de miser sur un meilleur contexte.

Mais il y a plus grave. Le Parti québécois met de l’avant une stratégie déjà testée par le gouvernement Lévesque, à l’époque où la question référendaire impliquait beaucoup moins que l’indépendance (un mandat de négocier la souveraineté-association suivi d’un second référendum). Cette stratégie, l’étapisme, comportait l’élection d’un « bon gouvernement » avant d’aboutir, en fin de mandat, à une consultation référendaire.

Nous étions alors à la fin d’un cycle de croissance marqué par l’intervention de l’État dans l’économie et le développement d’un État-providence. Or, malgré des réformes progressistes dans différents domaines, le Oui n’a guère progressé : le PQ avait obtenu 41,4 % des suffrages en 1976 et 40,4 % d’appuis en 1980 au mandat de négocier la souveraineté-association.

Comment imaginer........

© Le Devoir