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Pas assez, c’est comme trop

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26.10.2026

Il est dans l’ordre des choses que l’élection d’un gouvernement minoritaire se traduise par une diminution du nombre de ministres. À plus forte raison quand l’état des finances publiques impose de donner l’exemple d’une certaine frugalité.

Quand Jean Charest a perdu sa majorité, en 2007, son cabinet est passé de 25 à 18 membres. La baisse a été moins marquée en 2012, Pauline Marois ayant nommé trois ministres de moins que les 26 qui étaient en fonction au moment de la dissolution de l’Assemblée nationale.

Un cabinet plus restreint se traduit inévitablement par un cumul de responsabilités ou l’élimination de certains postes, ce qui suscite des inquiétudes ou des interrogations. L’industrie touristique ne pouvait que mal réagir à l’absence d’un ministre qui lui soit spécifiquement attitré, une première depuis 1963.

Certains appariements imaginés par Paul St-Pierre Plamondon ont de quoi étonner. Si le jumelage des Affaires municipales et des Transports s’est révélé heureux dans le passé, il est plus difficile de voir le lien entre l’Enseignement supérieur et l’Habitation, ou encore la Santé mentale et les Institutions démocratiques.

C’est toutefois la surcharge de travail imposée à deux de ses nouvelles ministres qui en a fait sursauter plusieurs. Ce n’est pas le nombre de ses ministres qu’on reprochait à la Coalition avenir Québec, mais plutôt........

© Le Devoir