Les deux lièvres
Qu’il s’agisse d’une course à la chefferie ou d’une élection, on a droit à l’habituel débat sur les débats, que celui ou ceux qui tirent de l’arrière souhaitent les plus nombreux possibles dans l’espoir de faire trébucher le favori.
Le défi est encore plus grand pour ce dernier quand la course est suivie d’une élection à brève échéance et qu’il faudra rajuster le tir. On a beau dire que la mémoire est une faculté qui oublie, il faut tout de même lui en laisser le temps.
Il est toujours risqué de courir deux lièvres à la fois. Quand la personne qui succédera à François Legault sera choisie, le 12 avril, il ne restera que quatre mois avant le lancement de la campagne électorale. Il sera alors très difficile de revenir sur des déclarations qui visaient à séduire les membres de la Coalition avenir Québec (CAQ), mais qui risquent de déplaire à un électorat plus large. D’où l’intérêt d’en faire le moins possible.
Il est difficile de croire que, après avoir siégé trois ans et demi au Conseil des ministres, où le sujet a été discuté à satiété, Christine Fréchette a réellement besoin de deux autres semaines de réflexion pour savoir ce qu’elle pense du troisième lien. La difficulté est plutôt de trouver une façon de ménager la chèvre et le chou. Avec un projet aussi polarisant, elle risque toutefois de mécontenter........
