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Le fardeau de la preuve

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03.11.2026

Le moins qu’on puisse dire est que la communication n’est pas facile à établir entre Paul St-Pierre Plamondon et Mark Carney. On comprend que les deux hommes ont des horaires très chargés, mais la difficulté de fixer le lieu et la date d’une rencontre n’annonce pas un grand désir de collaboration.

La population a assisté avec perplexité à la querelle à propos de la participation du Québec au Sommet Canada-Union européenne (UE). Certes, les symboles ont leur importance, mais un minimum de bonne volonté de part et d’autre aurait sans doute permis de trouver un compromis.

Tout le monde s’attendait à ce que l’arrivée au pouvoir du Parti québécois (PQ) et l’intransigeance dont le nouveau premier ministre québécois a fait preuve dans le passé créent certaines tensions. Le contraire aurait presque été décevant. Que la majorité des Québécois ne veuille pas de référendum ne signifie pas qu’ils renoncent pour autant à affirmer leur droit à la différence.

Ils ne toléreront cependant pas que s’installe un climat d’hostilité permanente entre Québec et Ottawa. On peut facilement prévoir qui serait tenu responsable. Le PQ a été élu avec 28 % des voix le 5 octobre, alors que le sondage Léger de la mi-octobre créditait le Parti libéral de Mark Carney de 47 % des intentions de vote au Québec, 21 points........

© Le Devoir