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Le difficile équilibre entre trop et pas assez

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thursday

Chaque jour est un recommencement, dit-on. Se réinventer soi-même en moins de 24 heures n’est cependant pas une mince affaire. C’est le défi que devait relever Christine Fréchette après sa contre-performance au débat de mardi soir. Ce sera malheureusement pour une prochaine fois.

Lors de la course à la chefferie de la CAQ, on avait reproché à Christine Fréchette d’avoir paru hésitante dans les débats avec Bernard Drainville, qui avait été déclaré aussi nettement vainqueur que Paul St-Pierre Plamondon l’a été à l’issue du Face-à-face à TVA.

Forte de cette expérience, la première ministre a voulu rectifier le tir et se montrer plus mordante, particulièrement face au chef du PQ, son principal adversaire dans la présente campagne. M. Drainville, qui jouait le rôle du chef péquiste dans les simulations préparatoires l’avait sans doute encouragée en ce sens.

Les métamorphoses ne doivent cependant pas être trop radicales. Entre trop et pas assez, l’équilibre n’est pas toujours facile à trouver. Mardi soir, Mme Fréchette s’est montrée trop agressive — ce qu’on reproche plus facilement à une femme —, plus froide qu’à son habitude, un peu condescendante. On a beau dire que l’attaque est la meilleure défense, son désir d’enterrer le bilan de huit ans de caquisme était trop criant.

La transformation de PSPP a été plus heureuse. L’impulsivité et l’attitude désagréable qu’on lui a souvent reprochées depuis deux ans semblaient avoir disparu. Calme, presque........

© Le Devoir