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Chronique|Le cordon ombilical Michel David

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10.06.2026

Paul St-Pierre Plamondon a sans doute ses défauts, mais il n’est pas idiot. Quoi qu’en dise la première ministre Christine Fréchette, le chef du Parti québécois comprend très bien que le Québec ne peut pas réclamer une compensation en se retirant d’un programme fédéral qui n’existe pas.

Peu importe que le coût d’un TGV soit de 90 milliards ou de 200 milliards de dollars, les contribuables québécois n’auront pas d’autre choix que de payer grosso modo le quart de cette somme si Ottawa décide d’aller de l’avant. Il était d’ailleurs désolant d’entendre Mélanie Joly reprendre le sophisme selon lequel « le Québec ne met pas d’argent » dans le projet. Comme si cet argent ne provenait pas des poches du même contribuable !

Aussi déterminé soit-il, le gouvernement Carney ne passera cependant pas outre les objections du gouvernement du Québec, qui seront manifestement très vives si le PQ est porté au pouvoir le 5 octobre prochain. Et s’il n’y a pas de TGV au Québec, il n’y en aura nulle part : le projet n’a aucun intérêt s’il se limite au segment Ottawa-Toronto.

De toute évidence, M. St-Pierre Plamondon a décidé d’en faire un enjeu des prochaines élections. La Coalition avenir Québec, le Parti libéral du Québec et même Québec solidaire ont dénoncé sa position. Seul le Parti........

© Le Devoir