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Chronique | L’opportuniste

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12.09.2026

Après plusieurs tentatives infructueuses, Charles Milliard a enfin réussi à attacher le grelot au cou de la première ministre sortante, Christine Fréchette.

Jusqu’à présent, le chef du Parti libéral du Québec (PLQ) avait beau railler le camp du « noui », l’ambiguïté de la position constitutionnelle de la cheffe caquiste ne semblait pas lui nuire : on se satisfaisait de l’entendre dire que c’est présentement le pire moment qu’on puisse imaginer pour tenir un référendum. Elle a cependant poussé l’esquive trop loin en déclarant que son opinion personnelle sur l’indépendance n’« a pas d’importance ». De nombreux indépendantistes estiment eux aussi que la guerre commerciale déclenchée par Donald Trump crée des « conditions perdantes », mais cela ne les empêche pas de croire que le Québec aurait tout avantage à devenir un pays.

Il est clair qu’un gouvernement dirigé par Mme Fréchette ne tiendrait pas de référendum, mais les électeurs qui tiennent à ce que le Québec demeure au sein de la fédération canadienne sont certainement en droit de savoir de quel côté elle se rangerait si le Parti québécois (PQ) réussissait à en faire tenir un.

Au cours des dernières années, François Legault s’était réfugié dans la même ambiguïté, mais le PQ était moribond et parler de référendum ne présentait pas un grand intérêt. En août 2012, quand les sondages laissaient entrevoir que Pauline Marois........

© Le Devoir