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C’est l’heure du bilan, après 20 ans de présence diplomatique du Québec à l’UNESCO

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06.05.2026

Le 5 mai 2006, Jean Charest et Stephen Harper signaient l’Accord entre le Gouvernement du Québec et le Gouvernement du Canada relatif à l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). Cet accord est unique et marque l’histoire de l’action internationale du Québec en mettant une pierre importante à l’édifice de la doctrine Gérin-Lajoie. Il vient reconnaître et cristalliser une pratique non écrite qui relevait à la fois de la volonté du Québec de jouer un rôle en propre dans une enceinte onusienne et du bon vouloir du gouvernement fédéral qui se voulait le gardien de la souveraineté canadienne sur la scène multilatérale.

Vingt ans plus tard, il faut reconnaître que la diplomatie québécoise a occupé le terrain avec succès et ce grand chantier doit inspirer les élus et les fonctionnaires pour aller plus loin dans la pratique de nos relations internationales.

Le texte original réitère la spécificité du Québec fondée, entre autres, sur la langue française et un écosystème culturel qui l’amène à jouer un rôle particulier au niveau international eu égard à ses champs de compétences. Rappelant les efforts concertés des gouvernements dans les travaux de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de 2005 de l’UNESCO, ce texte vient également formaliser les principes de fédéralisme d’ouverture et asymétrique ainsi que la reconnaissance de la personnalité unique du........

© Le Devoir