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Idées | Qui parle des jeunes dont on ne parle pas?

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30.09.2026

Les trois débats des chefs sont derrière nous. Le vote par anticipation aussi. Dans quelques jours, le Québec aura choisi son prochain gouvernement. Une question, pourtant, demeure sans réponse : quelle place les partis accordent-ils aux jeunes qui ont le plus besoin de soutien ?

Dans cette campagne, les partis rivalisent avec des promesses sur la guerre tarifaire avec les États-Unis, la réduction de taxes pour l’accès à la propriété, l’efficacité de l’État, la réduction d’impôts pour les PME, les infrastructures ou encore les mesures d’aide pour les personnes aînées. Ces enjeux sont importants pour le Québec et méritent l’attention des différentes formations politiques.

Les jeunes, eux, ont déjà parlé. En avril, la 9e Grande consultation jeunesse de la Coalition Interjeunes, qui cosigne cette lettre, réunissait une centaine de jeunes venus de 11 régions autour de ce qu’ils vivent à l’école. Au printemps, son enquête auprès de 396 intervenantes et intervenants jeunesse, issus de 292 organismes, observait l’aggravation de la précarité alimentaire, financière, résidentielle et liée à l’emploi. Et depuis le 12 août, sa caravane sillonne le Québec sous un mot d’ordre sans équivoque : pas de politique jeunesse sans les jeunes.

Ce n’est donc pas la parole des jeunes qui manque. C’est sa place dans la campagne.

La question se pose d’autant plus qu’on entend souvent que les jeunes votent moins. En 2022, seuls 54 % des 18 à 34 ans ont exercé leur droit de vote lors des élections provinciales. Mais pour qu’un jeune se sente concerné par une élection, encore faut-il qu’il se reconnaisse dans les enjeux débattus par les partis politiques. On parle souvent des jeunes comme « l’avenir du Québec ». Mais avant de leur demander de........

© Le Devoir