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Le masculinisme ne disparaîtra pas demain matin

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29.06.2026

Dans la section Libre opinion du Devoir du 25 juin dernier, la politologue et intervenante psychosociale Marie Fournier explique avec justesse que « les avertissements se multiplient depuis des années » face à la psychologisation de la violence faites aux femmes. La multiplication des événements depuis la tuerie de Polytechnique (1989) doit être analysée sociologiquement. L’idéologie masculiniste a des racines beaucoup plus profondes qu’on ne le pense. Mme Fournier termine en posant une question importante : « Combien d’autres signaux faudra-t-il avant que nous prenions enfin au sérieux la montée du masculinisme violent ? » Cette question est importante, puisqu’il y a d’autres signaux qui devaient élargir nos horizons sur le masculiniste.

Les « manifestations individuelles » de violence sont pratiquement toujours liées aux armes. Les hommes prennent les armes comme pour aller à la guerre contre les femmes. Ils sont comme des soldats prêts à « renverser » un ordre social qui donne trop de privilèges aux femmes. Des pratiques liées à des membres de l’armée canadienne dans les dernières années ont été perçues sans aucun lien avec le masculinisme. Il me semble que des sociologues et des politologues devraient se pencher sur ces liens. Il apparaît important de faire l’analyse de ces « autres signaux » collectifs ; afin de prendre au sérieux la montée du masculinisme violent et pour sortir de la psychologisation des événements sociaux.

Quels sont les événements rattachés à certains membres de l’armée, dans les dernières années, qui donneraient à penser un lien entre la culture militaire et le masculinisme ? Je veux souligner ici le Convoi de la liberté de 2022, la nomination de la générale Carignan et le changement de culture au sein de l’armée canadienne, le petit........

© Le Devoir