Naufrage moral et démocratique
À voir Donald Trump souffler le chaud et le froid sur sa guerre déclenchée en Iran et embrasant depuis trois semaines tout le Moyen-Orient, les tergiversations de Mark Carney pourraient lui être pardonnées. À moins que cette énième incohérence du président américain ne soit pas plutôt la preuve que le premier ministre canadien aurait mieux fait d’user de circonspection, avant de soutenir d’emblée cette offensive israélo-américaine puis d’appuyer une coopération internationale visant à rouvrir le détroit d’Ormuz.
Démonstration, s’il en fallait encore une, que Donald Trump s’est lancé dans un conflit de manière irréfléchie, voilà que le président — qui laissait présager à la fois la fin du conflit et l’envoi de milliers de troupes supplémentaires — suspend soudainement ses menaces de frappes contre les centrales électriques d’Iran. Surprise, de « productives conversations » auraient eu lieu en vue d’une « fin des hostilités », écrivait lundi Donald Trump sur son réseau Truth Social. Un développement aussitôt démenti par le président iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.
Cette « pause » de cinq jours, avant d’amplifier l’offensive militaire pour forcer la réouverture du détroit d’Ormuz et de redoubler de part et d’autre le mépris pour le droit international,........
