Le divorce libéral consommé
Mark Carney a eu droit à de rares éloges publics de la part d’un de ses prédécesseurs politiques la semaine dernière, venu louanger sa vision tant économique qu’énergétique. Des félicitations prononcées à son Sommet de l’investissement par nul autre que l’ancien premier ministre… conservateur Stephen Harper. C’est dire le fossé qui s’est creusé entre lui et un pan de la famille libérale qui l’a élu chef de ses rangs pas plus tard que l’an dernier, qui voit aujourd’hui ce même Mark Carney au diapason du rival conservateur contre lequel ils faisaient pourtant campagne avec Justin Trudeau en 2015…
Le monde a certes changé en un an, la rupture avec les États-Unis ne cessant de s’exacerber. L’adéquation d’idées conservatrices avec ce souhait d’accélérer l’évaluation environnementale fédérale, devenu désormais également libéral, n’en est toutefois pas moins délicate pour le premier ministre Carney auprès de l’aile plus progressiste de son caucus. Il fallait voir ces élus excommuniés de l’ère Trudeau, vendredi dernier, applaudir timidement leur chef qui scandait que le Canada serait « toujours un pays de normes élevées », mais en ajoutant que « des normes élevées ne signifient pas que les prises de décisions doivent traîner ».
Leur malaise fut confirmé........
