Éditorial | Niveler vers le bas en matière de climat
Parlez-en en bien, parlez-en en mal, comme le veut la maxime ? Dans le cas de l’environnement, à bien y penser, il serait finalement préférable que les partis s’abstiennent tout simplement d’en causer. Car lorsqu’il n’est pas carrément passé sous silence dans cette campagne électorale, pire encore, l’enjeu climatique donne lieu à de regrettables promesses de reculs.
Pour une lutte qui se joue pourtant jusqu’ici notamment sur le thème de la réduction des dépenses de l’État québécois, les partis en lice semblent oublier un peu trop facilement les coûts bien réels, et immédiats, des dérèglements du climat.
Laissant leurs convictions voguer au gré des sondages, les aspirants premiers ministres ont fait le choix d’expédier dans la plus grande discrétion le dévoilement de leur plan climatique avant le déclenchement des élections — comme Paul St-Pierre Plamondon, au Parti québécois (PQ) — ou de le reléguer à la deuxième moitié de la joute — comme le promet Ruba Ghazal, de Québec solidaire —, pour se dédouaner de n’en avoir à peu près pas dit mot en 20 jours de points de presse quotidiens.
Si même la conscience écologiste de l’arène politique modère ses cibles et n’ose pas trop marteler l’urgence de l’action climatique, c’est dire à quel point cette question a dégringolé dans l’échelle des........
