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Éditorial | Miser sur les élections de mi-mandat

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28.08.2026

Entre la surenchère de gazouillis ou d’invectives et la rhétorique d’apaisement diplomatique se faufilent parfois, même en pleine guerre commerciale entre deux alliés, des écarts de franc-parler. Comme celui de la ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, voulant que l’élaboration de la liste de contre-tarifs canadiens n’ait dans les faits pas été qu’économique, mais aussi politique. Une évidence, puisque le contraire aurait été étonnant à dix semaines des élections de mi-mandat américaines, mais que son gouvernement aurait néanmoins préféré taire, car il ne dispose malgré tout que de très peu d’autres cartes aussi prometteuses à sa main.

La riposte canadienne aux nouveaux droits de douane exorbitants de Donald Trump, imposés à hauteur de 50 % sur 27 milliards de dollars d’exportations canadiennes, se voulait avant tout polie. La surtaxe de produits américains en guise de réplique, dans dix jours, serait stratégique et s’appliquerait à une sélection de valeur équivalente, Ottawa visant d’abord et avant tout à protéger les industries canadiennes touchées par la guerre tarifaire, ont souligné fonctionnaires et ministres cette semaine. Du moins, jusqu’à ce que la ministre Joly admette tout haut, en conférence de presse, qu’« exercer des pressions » — et des pressions « politiques », avouait-elle dans........

© Le Devoir