Aurait-on pu prévenir le meurtre de Chong Woo Kim?
La mort brutale du propriétaire du dépanneur Fleur bleue, Chong Woo Kim, a choqué le Québec. La population a encaissé coup sur coup deux chocs : la découverte d’un assassinat gratuit, mais aussi le fait de comprendre que celui-ci aurait pu être prévenu si l’on avait eu les moyens de le faire. L’accusé de ce meurtre, Xavier Gellatly, un homme atteint de problèmes de santé mentale, avait été désigné dans le passé comme dangereux, mais le système, mal outillé, n’a pu l’hospitaliser contre son gré.
L’intimé a en effet une feuille de route qui clame son instabilité et sa dangerosité. En 2012, il a tué une femme au couteau à Vancouver, drame pour lequel il a purgé une peine de sept ans. Alors que la Commission des libérations conditionnelles du Canada examinait une demande de libération, elle formulait une mise en garde qu’il vaut la peine de reproduire ici : « Vous êtes prompt à des explosions de violence qui vous mènent à poignarder les personnes avec qui vous vous battez. Vous êtes connu pour transporter des couteaux. [Les policiers] croient que si vous êtes relâché, vous allez tuer quelqu’un. »
La Presse faisait le récit cette semaine du retour au Québec de Gellatly après la fin de sa peine. Un retour marqué par des épisodes agressifs peu importe les ressources d’hébergement où il se trouvait. Des employés et des........
