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Idées | La souveraineté culturelle, le mirage de Robert Bourassa

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01.10.2026

Il y a 30 ans aujourd’hui, l’ancien premier ministre Robert Bourassa s’éteignait à l’âge de 63 ans. Traditionnellement associé au fédéralisme rentable, il nourrissait aussi des ambitions culturelles pour le Québec. Dans les années 1970, il avait cherché la souveraineté culturelle du Québec dans les limites du fédéralisme canadien. Car si Bourassa nageait très bien, il ne plongeait pas, pour reprendre l’image percutante de Jean-François Lisée.

Cette aspiration ambiguë à la souveraineté culturelle est en toile de fond de la politique au Québec depuis plus de 50 ans, sous des formes diverses. Elle est récemment réapparue avec force sous la forme d’une loi de l’Assemblée nationale visant l’environnement numérique.

La culture englobe tout ce qui constitue la manière de vivre et d’exister d’une société. Elle n’est pas qu’un simple secteur d’activités séparé de l’économie, du social et du politique.

Le Québec est une nation minoritaire en Amérique du Nord, une nation dont la langue commune est le français. Le Québec cherche un meilleur contrôle sur les conditions qui déterminent la production, l’épanouissement et la pérennité de sa culture.

Dans les années 1970, Bourassa avait demandé sans succès un réaménagement des pouvoirs pour inscrire dans la Constitution canadienne la souveraineté culturelle du Québec, notamment dans les domaines des communications et de l’immigration. Pour Bourassa, le fédéralisme rentable devait par ailleurs........

© Le Devoir