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Faire mieux en cohabitation sociale

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04.09.2026

À l’approche de l’élection québécoise du 5 octobre, les candidats de Sainte-Marie–Saint-Jacques doivent se prononcer clairement sur une situation trop longtemps traitée en vase clos : comment sauver des vies sans abandonner la qualité de vie des quartiers où sont actuellement concentrés les services de consommation supervisée et les ressources en itinérance ?

La santé des personnes qui consomment des drogues ou qui vivent en situation d’itinérance et la sécurité des quartiers ne sont pas des objectifs opposés. Un État responsable doit protéger les deux. Le 5 octobre, les électeurs doivent savoir quels partis sont prêts à exercer ce leadership.

Il faut partir d’une évidence. En pleine crise des surdoses, les services de consommation supervisée (SCS) de drogues illégales (fentanyl, crack…) peuvent prévenir des décès et créer un lien avec des personnes très vulnérables. Reconnaître cette fonction essentielle n’oblige toutefois pas à fermer les yeux sur la hausse très marquée de la consommation et du trafic de drogues illicites dans l’espace public et ses effets sur la « cohabitation sociale ».

La réduction des méfaits associés aux drogues ne peut signifier le transfert des conséquences et des risques vers les résidents, les commerçants, les familles, les enfants, les........

© Le Devoir