menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

Le monde à l’école

18 0
17.04.2026

J’enseigne le français, la littérature et la communication au collégial depuis 35 ans avec enthousiasme. Si j’avais eu plus qu’une vie, j’aurais aussi aimé enseigner les sciences humaines. Il y a, en effet, un réel plaisir à expliquer des choses essentielles et complexes à de jeunes esprits curieux qui entrent dans la vie adulte.

Au secondaire, je me serais vu en enseignant des cours Culture et citoyenneté québécoise et Monde contemporain. Faire découvrir la démocratie québécoise et les grands enjeux du monde actuel aux élèves, pour leur donner le goût de devenir des citoyens éclairés et engagés, m’apparaît comme une tâche exaltante.

Dans toutes les matières, enseigner, c’est plus que communiquer des connaissances ; c’est transmettre un élan, un désir, une volonté de s’approprier vraiment des savoirs pour les activer et les déployer dans la vie vécue, hors de la classe.

Pour arriver à transmettre cet élan, le passeur ne peut se contenter d’exposer platement le contenu du programme. Il doit l’incarner, être l’exemple concret de ce que la détention de ce savoir change à la vie. Sans un tel modèle, les jeunes se diront à quoi bon et retourneront à leurs écrans de pacotille. Un enseignant qui ne lit pas de livres ne convaincra pas ses élèves d’en lire.

Il........

© Le Devoir