Contradictions états-uniennes
Parmi les dégâts faits par Donald Trump depuis son élection à la présidence, la dégradation de l’image des États-Unis ne doit pas être oubliée. Dans différentes régions du monde, le pays de l’Oncle Sam est détesté depuis longtemps, souvent pour de bonnes raisons.
Les démocrates latino-américains — au Chili, au Guatemala et ailleurs — gardent en mémoire les agressions des États-Unis contre des chefs qu’ils avaient élus. En Iran, il y a un bout qu’on ne se fait plus d’illusions sur la « grandeur » américaine.
En Occident, toutefois, les États-Unis conservaient, bon an, mal an, une assez bonne image. Nous connaissions leurs défauts — leur violence, leur capitalisme bling-bling, leur racisme souvent mal contenu —, mais nous savions apprécier leurs qualités : leur musique, leur cinéma, leur littérature, leur audace, leur courage pendant les guerres mondiales, leur convivialité, leur simplicité dans les relations humaines.
Nous étions bien conscients de leur penchant impérialiste, mais comme il ne nous visait pas directement — après tout, nous étions des alliés —, on essayait de le minorer. Trump a gravement endommagé cette image. Pour nous aussi, aujourd’hui, les États-Unis sont une menace. Le dégât est considérable. C’est un deuil.
Reporter à la radio de........
