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Chronique | On les connaît, leurs mensonges

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29.08.2026

Berk, berk, berk, Donald Trump sait qui on est. Moi qui me croyais bien cachée dans mon buisson francophone, voilà qu’il nous a mentionnés sur son infâme réseau social. Quelle horreur, être évoqué par sa bouche de serpent qui siffle des mensonges. J’en frissonne, tellement c’est dégoûtant. Je me serais contentée d’une vie où il ignore mon existence, mais voilà que nous avons été sujet de négociation. Comme l’enfant qui était bien content de vivre sous l’escalier, malmené, certes, mais à l’abri du divorce. Au moins, nous n’avons pas été jetés en pâture par le pays canadien. Il doit bien avoir un grimoire ou deux qui retrace les discriminations historiques des francophones en temps de guerre… Ne serait-ce que celle de ne pas comprendre les ordres militaires. Ça part mal, faire un gâteau quand la recette n’est pas dans ta langue…

Le prénom de ma belle-mère est écrit à la main dans le livre qu’elle m’a prêté. Une belle écriture penchée, ces six lettres qu’elle a dû enchaîner des milliers de fois depuis la maternelle. J’aime la calligraphie. Je n’écris pas particulièrement bien. J’admire ceux qui ont encore une belle écriture. Je suppose que tu as remarqué que l’on écrit de moins en moins à la main. On tape. Avant, on dactylographiait. Alors il suffit de noter « œuf-farine-huile d’olive-savon vaisselle » pour se rendre compte de l’état de la dégringolade. On a tous une écriture de médecin à force de rédiger à l’ordinateur. Ces temps-ci, je dédicace........

© Le Devoir