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L’été d’enfer de Pierre Poilievre

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07.08.2026

C’est par souci de la démocratie que le premier ministre fédéral, Mark Carney, a justifié sa décision de déclencher une élection partielle en plein été dans la circonscription saguenéenne de Chicoutimi-Le Fjord, ainsi que dans deux autres circonscriptions en Ontario et en Colombie-Britannique. « Il n’y a pas de député. Ce n’est pas correct », a argué M. Carney cette semaine lors d’une conférence de presse aux abords des installations de Rio Tinto à Arvida. « Le Parlement va recommencer officiellement à la mi-septembre et […] chaque fois qu’il y a un siège vacant, moi, je veux avoir une [élection] partielle rapidement. »

On salue certes l’esprit démocratique de M. Carney, mais on doit aussi se demander si le chef du Parti libéral du Canada n’avait pas des motifs ultérieurs pour appeler les électeurs de Chicoutimi-Le Fjord aux urnes après avoir lui-même nommé au Sénat le député conservateur sortant, Richard Martel, le 7 juillet dernier.

En libérant son siège à la Chambre des communes, M. Martel est devenu le sixième député à quitter le caucus conservateur depuis les élections fédérales d’avril 2025. (Un septième s’est ajouté à cette liste vendredi, avec l’annonce du départ du député ontarien Larry Brock.) En nommant M. Martel à la chambre haute, où il siège désormais comme sénateur « non affilié », M. Carney aura non seulement mis le chef conservateur Pierre Poilievre dans l’embarras, il aura encore semé le doute sur la mainmise de........

© Le Devoir