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C’est la faute à l’imm… mauvaise planification

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05.09.2026

Planté devant l’école secondaire Roger-Comtois, à Québec, Paul St-Pierre Plamondon a récemment tenu l’immigration pour responsable directe de la construction de classes modulaires. Un raccourci qui, en plus d’être simpliste et stigmatisant, éclipse les vrais coupables.

Ma fille est née en 2011. C’est peut-être pour cela que le souvenir du baby-boom du Régime québécois d’assurance parentale (RQAP) est encore si vif à mes yeux ; j’y ai contribué.

Depuis sa naissance — et pendant mes sept ans comme présidente du conseil d’établissement de son école primaire —, nous avons vécu le manque de places en garderie, le sacrifice du local de bibliothèque, les craintes de délocalisation, l’impossibilité de s’inscrire à des cours de natation, le report de la réfection du système électrique, malgré sa vétusté, le refus d’un projet très nécessaire de gymnase et tutti quanti.

Les décisions gouvernementales qui ont affaibli le réseau de la petite enfance et de l’éducation sont multiples. Mais nos politiciens, qui aiment bien imputer à l’immigration à peu près tous les problèmes du Québec, des classes surpeuplées au manque de logement, en passant par le prix du beurre, semblent oublier de larges pans de notre histoire qui ont mené au débordement actuel.

Les écoles secondaires sont actuellement peuplées de jeunes nés entre 2009 et 2014, ce qui correspond au haut de la courbe des naissances qui suit la mise en place du RQAP, le 1er janvier 2006. Cette année-là, comparativement au creux des années précédentes, les naissances ont légèrement augmenté, pour ensuite atteindre un sommet entre 2009 et 2014,........

© Le Devoir